rattaches au groupe

 

   D'autres AUTEURS ont pu être rattachés au groupe des HUSSARDS : Kléber HAEDENS, Stephen HECQUET, Roland LAUDENBACH, Félicien MARCEAU, François NOURISSIER, Jacques PERRET, André FRAIGNEAU ou encore Guy DUPRE.

   KLEBER HAEDENS

Né le 11 décembre 1913 à Equeurdreville (Manche), mort le 13 août 1976 à Aureville (Haute-Garonne) il était un écrivain, romancier, essayiste et journaliste.

  Fils d'un officier d'artillerie, il fait ses études au Prytanée national militaire de La Flèche, puis intègre l'ESC Bordeaux avant d'opter pour le journalisme. Intégré à la mouvance des " Non-conformistes des années 30 ", il professe des idées royalistes et collabore avant-guerre à de nombreuses publications dont Je suis partout, Compagnons, L'Insurgé (avec Maurice Blanchot, Jean-Pierre Maxence et Thierry Maulnier) et au quotidien l'Action française (chroniques sportives et littéraires).

  En 1937, il obtient le prix Cazes pour son roman " L'Ecole des Parents ". Replié à Lyon durant l'occupation où il fut un des secrétaires particuliers de Charles Maurras, il continua d'écrire dans l'Action française tout en servant de boîte à lettre aux Mouvements Unis de la Résistance comme en a témoigné son ami Pierre Guillain de Bénouville.

  Il publie en 1943 chez Julliard une " Histoire de la littérature française ". A la Libération, il travaille pour l'éditeur Robert Laffont tout en tenant la critique dramatique d'Aspects de la France, alors animé par Pierre Boutang. Il collabore également à France Dimanche, Paris-Presse et au Nouveau Candide (de 1961 à 1968).

   Ami d'Antoine BLONDIN, de Michel DEON et de Roger NIMIER, il est souvent classé dans l'école littéraire des " Hussards ". Son roman " Salut au Kentucky " se voit décerner en 1947 le Prix " Jules de Goncourt " crée comme un prix dissident par Sacha Guitry et René Benjamin.

  En 1966, il obtient le Prix Interallié pour son roman " L'été finit sous les tilleuls " et en 1974, le Grand Prix du roman de l'Académie française couronne " Adios ".

  En 1968,Kléber HAEDENS participe avec Thierry Maulnier, Marcel Pagnol, Pierre de Bénouville et beaucoup d'autres au comité Charles Maurras, présidé par le duc Antoine de Lévis-Mirepoix à l'occasion du centenaire de la naissance de Maurras.

  En hommage à son oeuvre et sa vie, un collège à La Garenne-Colombes porte son nom depuis le 26 novembre 2008, ce qui provoqua une polémique.

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  STEPHEN HECQUET

Ecrivain, né à Valenciennes le 27 juillet 1919 et mort le 5 mai 1960 dans cette même ville.

  Il avait 21 ans en 1940 et il a fait un choix que l'avenir à condamné mais, comme il le résume dans son livre Les guimbardes de Bordeaux : " Quand le coeur a dicté sa conduite, pas d'erreur possible ; on peut alors être démenti par les résultats, on est certain, vous m'entendez, certain de ne pas s'être trompé soi-même " (citation abrégée).

  Il s'implique dans les Chantiers de la jeunesse française tant pour oublier la déchéance  nationale que pour préparer, selon lui, le terreau d'où naîtront les vraies valeurs du lendemain. Bien entendu, il sera déçu... Puis il va servir sous une autre approche en tant que chef adjoint du cabinet du Préfet de Versailles. Il y restera jusqu'à la Libération où devenu étranger au milieu des siens, il reprendra ses études avant de s'inscrire au Barreau de Paris.

  Il sait depuis toujours qu'étant atteint d'une malformation cardiaque, sa vie sera courte. Alors il va se donner à fond sur toutes les facettes de son être où brille son talent : avocat, journaliste et écrivain. Il se donne à fond et surprend, étonne, dérange mais fascine.

   Une seule faille, un caprice de gamin l'habite, et c'est son ami Roger NIMIER qui le résumera dans le livre rédigé à sa mémoire : " Une lumière, un souvenir le hantait : la gloire de l'écrivain, la plus haute à ses yeux. Traverser les siècles à grands mots, être entendu quelques temps plus tard, cet enfantillage le brûlait. ".

 

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 ROLAND LAUDENBACH

  Ecrivain, journaliste, critique littéraire et scénariste, né le 20 octobre 1921 et mort le 9 janvier 1991, il était le neveu de Pierre Fresnay.

  Proche des Hussards, comme Roger NIMIER et Antoine BLONDIN, il s'intéresse particulièrement au théâtre et au cinéma. Il participe à l'établissement des oeuvres complètes de Victor Hugo chez l'éditeur A. Martel et scénarise plusieurs films et courts métrages.

  Il fonde la maison d'édition LA TABLE RONDE en 1944.

 Durant les années 1950, il collabore à la revue La Nation française (dissidente de L'Action française) de Pierre Boutang et Michel Vivier. Il fera partie de la rédaction du Crapouillot durant les années 1960. Il a publié quelques romans sous le pseudonyme de Michel Braspart, qui lui servit également à signer des articles dans plusieurs revues dont la Revue de la Table ronde, qu'il contribua à créer en 1948.

   Défenseur de L'Algérie française, il cesse toute contribution au journal protestant Réforme qu'il estime trop engagé en faveur de l'indépendance de l'Algérie et fonde, en mai 1958, le mensuel Tant qu'il fait jour avec Philippe Brissaud.

  Il publie en 1957 Bille en tête.

 

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 FELICIEN  MARCEAU

De son vrai nom Louis CARETTE, il est né le 16 septembre 1913 à Kortenberg en Belgique. C'est un auteur dramatique, romancier, scénariste et essayiste français d'origine belge, membre de l'Académie française.

   En 1914, ses parents sont pris en otages par les allemands occupants. Il fait ses études à Louvain, d'abord au collège de la Sainte-Trinité, puis à l'université de Louvain.

  Nommé en 1936 à l'Institut national de radiodiffusion, il en donne sa démission en mai 1942. On lui tient rigueur après la guerre d'avoir travaillé à la radio sous l'occupant ; il doit s'exiler en Italie, puis en France où il prend un nouveau nom et adopte la nationalité française (voir ses mémoires, Les Années courtes.)

  Pendant ses années belges, il publie quelques romans et un essai littéraire, mais sa vraie carrière littéraire débute à Paris. En 1953, à l'occasion de la publication de ses ravissantes nouvelles italiennes, En de secrètes noces, dès 1953,Thierry Maulnier remarque : " Une réflexion ironique, mais plus encore sereinement tendre, sur les hommes et leurs vies qu'ils tiennent serrées comme autant de poignées d'eau, sur leurs volontés et leur sort ; le coup d'oeil du moraliste et celui du peintre, la connaissance des êtres et l'amour des paysages humains - voilà qui compose un ensemble où transparaît discrètement un homme et où s'impose un écrivain que l'on ne peut confondre avec aucun autre. "

  D'autres nouvelles, des romans denses et légers et un grand essai, désormais classique, sur Balzac (Balzac et son monde, 1955-1970) viennent confirmer ce jugement - un jugement que résume Marcel Arland dans La Nouvelle Revue française pour qui Félicien MARCEAU est un " écrivain d'esprit et de talent " qui a " de l'aisance, du piquant, un humour légèrement pincé, un trait net qui précise le personnage, le limite, le pousse parfois à la caricature. "

  Au théâtre, Félicien MARCEAU a écrit une pièce qui a fait date, L'Oeuf, montée par André Barsacq au Théâtre de l'Atelier en 1956. L'Oeuf n'est pas une pièce avec " scènes à faire ", mais un monologue illustré de saynètes, dont l'esprit  s'apparente à celui du Flaubert du Dictionnaire des idées reçues.

  Dans l'ensemble, que ce soit au roman ou au théâtre, l'oeuvre de Félicien MARCEAU est composée d'histoires ou de scènes cocasses ou sérieuses (tour à tour ou simultanément), avec un humour sans cesse contenu, une gravité toujours contrôlée, mais aussi un mépris de l'effet facile, une délicatesse du trait et de la sensibilité peu communs. On est dans la lignée d'un Somerset Maugham, corrigé par l'humour noir d'un Marcel AYME.

  Il est par ailleurs auteur de deux ouvrages sur Giacomo Casanova qui ont fait école : Casanova ou l'Anti Don Juan et Casanova ou l'insolente liberté.

  Proche des Hussards, Félicien MARCEAU est lauréat de plusieurs prix littéraires dont le Prix Goncourt en 1969 pour son roman Creezy et le Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son oeuvre en 1974.

  Il a été élu à l'Académie française le 27 novembre 1975, au fauteuil 21, succédant à Marcel Achard. Il en est le doyen depuis la mort de Jacqueline de Romilly le 18 décembre 2010.

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 FRANCOIS  NOURISSIER

Journaliste et écrivain né le 18 mai 1927, il fut pendant 30 ans un membre influent de l'Académie Goncourt.

  François NOURISSIER fut secrétaire général des éditions Denoël (1952-1955), rédacteur en chef de la revue La Parisienne (1955-1958), et conseiller aux éditions Grasset (1958-1996). Il a parfois été rattaché à l'école des Hussards.

  Il est élu à l'Académie Goncourt en 1977 au couvert de Raymond Queneau, en devient le secrétaire général en 1983 et le président de 1996 à 2002. Il démissionne en 2008 pour des raisons de santé.

  En 1962, il a épousé Hélène Cécile Muhlstein, artiste peintre et apparentée à la famille Rothschild. Il racontera leur relation tumultueuse, marquée par l'alcoolisme, dans le livre pseudo-autobiographique, Eau-de-feu (2008).

  Frappé d'akinésie depuis le début du XXIe siècle, il se compare avec pudeur à un caméléon et désigne la maladie de parkinson dont il souffre sous le nom de " Miss P. ".

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 JACQUES  PERRET

 BIOGRAPHIE

Ecrivain né le 8 septembre 1901 à Trappes et décédé le 10 décembre 1992 à Paris.

  Il a mené une vie aventureuse , où se mêlent vie militaire, expéditions lointaines, journalisme et publications de romans.

  Il part en Guyane en 1931. Elle sera le sujet de son premier roman Roucou (1936) et de plusieurs nouvelles telles que Un homme perdu, Une histoire en or, Vêpres indiennes. Il y effectue un travail d'études, mandaté par Paul Rivet le directeur du Muséum national d'histoire naturelle, portant sur les amérindiens Emerillons.

  En 1937, il écrit Ernest le rebelle, qui sera incarné au cinéma par Fernandel dans le film Ernest le rebelle réalisé par Christian-Jaque en 1938.

  Militant royaliste, ardent défenseur du Trône et de l'Autel, il collabore au journal Je suis partout.

  Fait prisonnier pendant la guerre de 1940, il est envoyé en Allemagne, mais réussit à s'échapper. La citation qui lui est décernée en 1940 mentionne : " Le 12 mai, a tué cinq adversaires à coups de mousqueton, debout, avec le plus grand calme, dans un combat de rue (...) premier soldat de son bataillon (...) attribution de la Médaille militaire et Croix de guerre avec palme ". Il rejoint par la suite les maquis de la Résistance.

 En 1947, paraît son plus grand succès, Le Caporal Epinglé, qui raconte avec drôlerie sa captivité en Allemagne et ses différentes tentatives d'évasion. Ce récit sera adapté au cinéma par Jean Renoir. En 1951, est édité Bande à part (prix Interallié), qui raconte son expérience dans le maquis.

  Passionné par la mer, il écrit également plusieurs ouvrages sur ce thème, dont le Vent dans les voiles (1948) et Rôle de plaisance (1957).

   Il est déchu, en mai 1963, de ses droits civiques, et rayé du contrôle de la médaille militaire pour la part active qu'il a prise dans la défense de l'Algérie française et pour différents articles contre le général de Gaulle et quelques offenses à la Légion d'honneur.

  Il a reçu de nombreux prix littéraires : l'Interallié, Prix Prince-Pierre-de-Monaco, Thyde Monnier, Mac Orlan, de l'Académie et de la ville de Paris. Depuis mai 2006, une rue porte son nom à Orange (Vaucluse).

  OEUVRE

Ironiste-né, excellent styliste, Jacques PERRET exerce son talent avec virtuosité. Proche de la nature et de ses personnages, il entraîne ses lecteurs dans son univers distancié et volontiers nostalgique. Il excelle à grandir et anoblir les objets familiers avec lesquels il est de connivence (un couteau, une pipe...), patinés et culottés par un fidèle usage et une longue cohabitation.

  Contemporain de Marcel AYME et de Raymond Queneau, desquels il se rapproche par son goût de la mystification, il est moins noir que le premier et moins gai que le second, tout en pouvant prétendre à la même lucidité.

 

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 ANDRE  FRAIGNEAU

 Ecrivain et éditeur né en 1905 et mort en 1991.

 Latiniste distingué et helléniste érudit, il est tout à la fois romancier, diariste, essayiste et éditeur.

 Lecteur aux éditions Grasset, il est notamment l'éditeur de Marguerite Yourcenar. Homosexuel, il repousse assez brutalement les avances que lui fait cette dernière - dont la propre sensibilité homosexuelle ne fait ensuite que s'affirmer. Cette déconvenue amoureuse transparaît dans le poème en prose Feux que Yourcenar publie en 1935.

  En 1941, il participe à un groupe d'écrivains français qui se rendent à la rencontre de Joseph Goebbels au Congrès de Weimar, aux côtés de Jacques CHARDONNE, Marcel JOUHANDEAU, Pierre Drieu La Rochelle, Robert Brasillach, Ramon Fernandez et Abel Bonnard. Cela lui vaut, après 1944, d'être mis à l'index par le Comité national des écrivains.

  Après-guerre, il est l'un des auteurs de prédilection des hussards, qui à l'image de Michel DEON et Antoine BLONDIN le considèrent comme un maître en littérature.

  Il existe une Association des amis d'André FRAIGNEAU, fondée en 1993 par Michel Mourlet.

 

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  GUY  DUPRE

Ecrivain et journaliste né en 1928.

Il a publié à ce jour, pour l'essentiel, trois romans, deux livres de mémoires et un recueil de chroniques, mais l'unité de son style et son écriture peu soucieuse des genres traditionnels font entendre une même voix d'un livre à l'autre.

  Son premier livre, Les Fiancées sont froides, est salué à sa parution (1953) par Albert Béguin, André Breton, et Julien Gracq. Ce récit poétique et initiatique, à l'intrigue un peu obscure, porte l'empreinte du romantisme allemand. Mettant en scène un hussard en fuite au temps des guerres napoléoniennes, il a pour cadre les bords de la Baltique et n'est pas sans évoquer Le Coup de grâce (1939) de Marguerite Yourcenar. Le sujet et le style du livre valent à DUPRE d'être rattaché au mouvement des Hussards.

  Guy DUPRE entre à la maison Plon, qui s'est depuis longtemps spécialisée dans les souvenirs militaires. Il prépare une biographie du général Charles Mangin qui n'aboutira pas, mais dont la figure apparaîtra dans Le Grand coucher. Il réalise une anthologie des cahiers de Maurice Barrès (Mes Cahiers, Plon, 1962, réédité en 1993), une anthologie des Chroniques de la Grande Guerre du même (Plon, 1968), ainsi que la correspondance croisée de Maurice Barrès et Charles Maurras : La République ou le Roi, correspondance 1888-1923, Plon, 1970).

   Proche de Jean Parvulesco, il a préfacé son récit L'Etoile de l'Empire invisible (Guy Trédaniel, 1994).

 

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